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Anthracnose | Rosier

Elsinoë rosarum

Symptômes et dégâts 

Sur les feuilles

  • On observe sur les feuilles, en particulier sur les jeunes feuilles, de petites taches noirâtres de forme arrondie (environ 5 mm de diamètre), au centre plus clair.
  • Lors de fortes infections, la maladie peut provoquer une chute prématurée du feuillage, et donc une diminution de la vigueur des plantes et de la floraison.
  • Des lésions chancreuses circulaires sont visibles sur les tiges.

La maladie entraîne une perte de valeur esthétique et marchande des rosiers.

Confusions possibles

La maladie peut être confondue avec :

  • La maladie des taches noires : elle produit des taches noires asymétriques d’environ 1 cm de diamètre, contrairement à l’anthracnose, qui produit de petites taches noires de 5 mm de diamètre, au centre plus clair.

Biologie de Elsinoë rosarum sur rosier

biologie du pathogène

  • Plantes hôtes : E. rosarum attaque différentes espèces de rosiers.
  • Facteurs favorables au développement de l’anthracnose : un excès d’humidité et des températures comprises entre 16 et 20 °C sont favorables au développement de la maladie. Un mauvais drainage la favorise également.
  • Cycle de vie : E. rosarum se conserve sur les feuilles atteintes tombées au sol. L’anthracnose se développe généralement par temps pluvieux ou humide. Les spores du champignon sont alors disséminées sur le feuillage par les éclaboussures de pluie.

Gestion intégrée de l’anthracnose en culture de rosier

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée ou integrated pest management (IPM) est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier des charges.

IPM

A. Mesures agronomiques préalables à la culture

  • Choix variétal : éviter la plantation de variétés sensibles.
  • Choix de la parcelle : planter sur un sol bien drainé.

B. En cours de végétation

  • Gestion des résidus de culture : gerer les reste de culture. Ramasser et retirer ou enfouir les feuilles atteintes afin de limiter la source d’inoculum susceptible de contaminer les feuilles saines.
  • Gestion des plantes malades : enlever les restes de plantes malades. Eliminer les tiges portant des lésions ou des chancres.
  • Taille : tailler les rosiers afin de favoriser l’aération du feuillage.
  • Irrigation : éviter de mouiller les feuilles lors des arrosages et privilégier l’arrosage au pied.

D. Traitements éventuels

La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement le site Phytoweb pour toute utilisation en Belgique.

En cas de traitement, il est conseillé de privilégier les biopesticides, les substances de base et les pesticides à faible risque. Pour tout usage de pesticide, il convient de lire attentivement l'étiquette et de respecter les conditions et conseils d'utilisation, afin de garantir l'efficacité du traitement et la préservation de l'environnement !

Pour aller plus loin | Sources

Pour plus d’informations, le Centre d’essais horticoles de Wallonie (CEHW) réalise des essais et émet des avertissements concernant les maladies, les ravageurs et les moyens de lutte. Son site web regroupe diverses informations sur l’horticulture ornementale. Le Centre technique horticole de Gembloux dispose d’une roseraie didactique et de l’expertise nécessaire pour aider à choisir des variétés adaptées à chaque situation.

Centre Technique Horticole de Gembloux

Légende:

​: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)

​ : Fréquence du symptôme

​Integrated pest management (Lutte intégrée)

 Niveau 1 : Mesure à appliquer obligatoirement.

 Niveau 2 : 70 % des mesures de niveau 2 doivent être appliquées au niveau de l'exploitation.