RETOUR

Maladie des taches noires | Rosier

Diplocarpon rosae

 Symptômes et dégâts

Sur les parties aériennes 

  • Dès le printemps, des taches noirâtres arrondies apparaissent à la surface des feuilles. Ces taches circulaires peuvent atteindre un centimètre de diamètre et sont de couleur brune olivâtre ou violacée, à contours irréguliers, parfois entourées d’un halo jaune.
  • Les tiges et les fleurs peuvent être affectées par des taches et des mouchetures rouges pourpre, qui noircissent en vieillissant. 
  • Les taches noires peuvent également être vsible sur les rameaux et les bourgeons
  • Ces taches peuvent ensuite confluer et dans le cas de fortes infestations, les feuilles jaunissent et tombent prématurement. 

La maladie est est responsable des dégâts esthétique. La marsonia provoque rarement la mort de l’hôte mais le rosier afffaiblit par la chute des feuilles, fleurit moins. Les pousses insuffisament aoûtés resisteront moins aux gelées d’hiver.  

Confusions possibles  

La maladie peut être confondue avec :

  • L’anthracnose : dans le cas de cette maladie, les taches noires sont plus petites (environ 5 mm de diamètre) et possèdent un centre plus clair. Celles de la maladie des taches noires sont au contraire plus grandes (environ 1 cm de diamètre) et ont un contour irrégulier.

Biologie du Diplocarpon rosae sur rosier

biologie du pathogène

  • Plantes hôtes : D. rosae est specifique au rosier.
  • Facteurs favorables au développement de la maladies des taches noires du rosier : Le développement du champignon est favorisé par des printemps doux et humides, une forte humidité et une mauvaise aération du feuillage. Il se développe à des températures comprises entre 15 et 33 °C, avec un optimum à 26 °C. L’infection nécessite en outre que le feuillage reste mouillé pendant au moins 7 heures.
  • Cycle de vie : D. rosae se conserve durant l’hiver sous forme de mycélium, d’acervules ou d’apothécies dans les feuilles tombées au sol. Lorsque les conditions redeviennent favorables, les acervules libèrent des conidies et les apothécies des ascospores. Ces spores sont propagées par les éclaboussures d’eau (pluie, arrosage, etc.) et par le vent. Les premières infections touchent les feuilles de la base de la plante, puis la maladie progresse vers les étages supérieurs et les plantes voisines.
Cycle de vie de Marssonina rosae (https://www.gestionintegree.quebecvert.com/)

Gestion intégrée de la maladie des tâche noires en culture de rosier

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée ou integrated pest management (IPM) est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier des charges.

IPM

A. Mesures agronomiques préalables à la culture

  • Choix variétal : privilégier la plantation de variétés tolérantes. Les variétés anciennes sont souvent plus résistantes.
  • Densité de plantation : assurer un bon espacement entre les plants pour une meilleure aération.
  • Choix de la parcelle : privilégier un emplacement bien ensoleillé pour planter les rosiers.

C. En cours de végétation

  • Gestion des plantes malades : tailler les tiges portant des lésions ou des chancres afin de limiter l’inoculum.
  • Gestion des résidus de culture :  ramasser et retirer ou enfouir les feuilles atteintes afin de limiter la source d’inoculum susceptible de contaminer les feuilles saines.
  • Hygiène : nettoyer et désinfecter les outils et les équipements.
  • Taille : tailler les plants de manière à favoriser l’aération du feuillage.
  • Irrigation : éviter de mouiller les feuilles lors des arrosages et privilégier l’arrosage au pied.

D. Traitements éventuels

La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement le site Phytoweb pour toute utilisation en Belgique.

En cas de traitement, il est conseillé de privilégier les biopesticides, les substances de base et les pesticides à faible risque. Pour tout usage de pesticide, il convient de lire attentivement l'étiquette et de respecter les conditions et conseils d'utilisation, afin de garantir l'efficacité du traitement et la préservation de l'environnement !

Pour aller plus loin | Sources

Pour plus d’informations, le Centre d’essais horticoles de Wallonie (CEHW) réalise des essais et émet des avertissements concernant les maladies, les ravageurs et les moyens de lutte. Son site web regroupe diverses informations sur l’horticulture ornementale. Le Centre technique horticole de Gembloux dispose d’une roseraie didactique et de l’expertise nécessaire pour aider à choisir des variétés adaptées à chaque situation.

Légende:

​: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)

​ : Fréquence du symptôme

​Integrated pest management (Lutte intégrée)

 Niveau 1 : Mesure à appliquer obligatoirement.

 Niveau 2 : 70 % des mesures de niveau 2 doivent être appliquées au niveau de l'exploitation.