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Mouche des semis | maïs

Delia platura

Symptômes et dégâts

  • Manques à la levée.
  • Présence d’asticots dans la graine non germée, qui se nourrissent de ses réserves aux dépens du développement de la plante.
  • Les plantes atteintes végètent et peuvent disparaître si elles sont fortement attaquées.
  • Présence d’asticots blancs à la base de la tige.
  • Jaunissement des feuilles et diminution de la croissance générale du plant.

Les dégâts dépendent de l’importance de la population larvaire, mais ne réduisent qu’occasionnellement les levées de maïs en Belgique. Les blessures causées par cet insecte constituent aussi une porte d’entrée pour des agents pathogènes.

Identification de la mouche des semis

  • Œuf : allongé et blanchâtre, d’environ 1 × 0,3 mm.
  • Larve : asticot blanc mesurant jusqu’à 7 mm.
  • Pupe : brun rougeâtre, de 5 mm de long sur 1,5 mm de large. Sa couleur fonce avant l’émergence de l’adulte.
  • Adulte : mouche brun-noir de 4 à 7 mm de long.

Biologie de Delia Platura en maïs

biologie du pathogène

  • Plantes hôtes : Il s’agit d’une espèce très polyphage qui s’attaque à de nombreuses cultures, telles que le haricot, le melon, le concombre, l’épinard, l’asperge, la tomate, les céréales, le tabac, etc.
  • Facteurs favorables : La présence de matières organiques en décomposition (engrais vert, fumier, etc.) et des conditions défavorables à la levée (froid, humidité, sol battant, etc.) favorisent le développement de l’insecte.
  • Cycle de vie : L’insecte hiverne dans le sol sous forme de pupe. Les adultes émergent au printemps et l’activité de la mouche démarre en mai. La femelle fécondée pond plusieurs centaines d’œufs dans des sols humides, riches en matières organiques et bien travaillés. Les larves éclosent en mai-juin et se nourrissent des matières organiques en décomposition, puis sont fortement attirées par les graines en germination, les cotylédons et les plantules au stade 1 à 4 feuilles. Elles se nymphosent ensuite, selon les conditions, l’adulte émerge rapidement ou la pupe passe l’hiver dans le sol. La mouche des semis peut accomplir plusieurs générations par an, dont la première est très dommageable.

Gestion intégrée de la mouche des semis en culture de maïs

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée ou integrated pest management (IPM) est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier des charges.

IPM

A. Mesures agronomiques préalables à la culture

  • Destruction des résidus de culture : détruire les résidus des cultures précédentes.
  • Renforcement des organismes utiles :  favoriser l’établissement des oiseaux insectivores par installation des haies et des perchoirs.
  • Traitements des semences : Un traitement des semences peut s’avérer efficace. 

B. Avant le semis

  • Eviter d’utiliser du fumier frais ou d’engrais organiques.
  • Eviter d’arroser le sol avant le semis.

C. Au semis

  • Type de semis : éviter les semis précoces lorsque lorsque le printemp est frais et humide.
  • Effectuer la préparation et la fertilisation du sol le même jour que le semis.

D. Traitements éventuels

La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement le site Phytoweb pour toute utilisation en Belgique.

En cas de traitement, il est conseillé de privilégier les biopesticides, les substances de base et les pesticides à faible risque. Pour tout usage de pesticide, il convient de lire attentivement l'étiquette et de respecter les conditions et conseils d'utilisation, afin de garantir l'efficacité du traitement et la préservation de l'environnement !

Pour aller plus loin | Sources

Le CIPF propose des documents relatifs à la gestion intégrée de ce ravageur. 

CIPF - Centre indépendant de promotion fourragère

Légende: 

​: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)

​ : Fréquence du symptôme

​Integrated pest management (Lutte intégrée)

 Niveau 1 : Mesure à appliquer obligatoirement.

 Niveau 2 : 70 % des mesures de niveau 2 doivent être appliquées au niveau de l'exploitation.