RETOUR

Pourriture grise | rosier

Botrytis cinerea

Symptômes et dégâts 

Sur les parties aériennes

  • Formation de taches sur les feuilles, qui finissent par brunir.
  • Pourriture grise des boutons floraux et des fleurs.
  • Avortement des boutons floraux, qui n’éclosent pas.
  • Apparition sur les tiges de taches brunâtres évoluant en nécroses chancreuses, pouvant entraîner le dessèchement des pousses.

La pourriture grise peut entraîner des pertes de qualité qui rendent les rosiers invendables, voire provoquer la mort de la plante.

Biologie de Botrytis cinerea sur rosier

biologie du pathogène

 

  • Plantes hôtes : B. cinerea s’attaque à de nombreuses plantes ornementales (pélargonium, hortensia, dahlia, primevère, etc.), potagères (laitue, haricot, chou, etc.) et fruitières (vigne, fraisier, framboisier, etc.).
  • Facteurs favorables au développement de la pourriture grise : des températures comprises entre 15 et 20 °C et une forte humidité sont favorables à l’infection. Le développement de la maladie est aussi favorisé par la présence d’eau (arrosage, condensation, rosée) ainsi que par les plaies de taille.
  • Cycle de vie : B. cinerea passe l’hiver sous forme de sclérotes sur les débris végétaux dans le sol, ou sous forme de mycélium sur les semences ou sur d’autre matériel de propagation. Dès le début du printemps, avec la hausse des températures, les sclérotes et le mycélium présents dans les débris végétaux se développent et produisent des conidies (spores asexuées). Celles-ci sont transportées par le vent, les éclaboussures de pluie vers les feuilles, les tiges ou d’autres organes de la plante, où elles pénètrent notamment par les blessures.

Gestion intégrée de la pourriture grise en culture de rosier

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée ou integrated pest management (IPM) est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier des charges.

IPM

A. Mesures agronomiques préalables à la culture

  • Choix des plants : utiliser des plants sains.

B. Plantation

  • Densité de plantation : éviter les plantations trop denses.

C. En cours de végétation

  • Gestion des plantes malades : enlever régulièrement les plantes et les restes de plantes malades. Éliminer les fleurs fanées et les parties atteintes.
  • Mettre en place des mesures pour limiter les attaques d’insectes, dont les blessures constituent des portes d’entrée pour le pathogène.
  • En culture sous serre, prévoir un système de ventilation pour réduire l’humidité autour du feuillage et des fleurs.

Pour aller plus loin | Sources

Pour plus d’informations, le Centre d’essais horticoles de Wallonie (CEHW) réalise des essais et émet des avertissements concernant les maladies, les ravageurs et les moyens de lutte. Son site web regroupe diverses informations sur l’horticulture ornementale. Le Centre technique horticole de Gembloux dispose d’une roseraie didactique et de l’expertise nécessaire pour aider à choisir des variétés adaptées à chaque situation.

Centre Technique Horticole de Gembloux

Légende:

​: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)

​ : Fréquence du symptôme

​Integrated pest management (Lutte intégrée)

 Niveau 1 : Mesure à appliquer obligatoirement.

 Niveau 2 : 70 % des mesures de niveau 2 doivent être appliquées au niveau de l'exploitation.