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Pucerons (Rhopalosiphum padi) | maïs

Rhopalosiphum padi

Symptômes et dégâts

  • Le dépôt de miellat sur les feuilles peut induire au développement de fumagine, un champignon qui forme une croûte noire à la surface des feuilles et induit une réduction de la photosynthèse
  • Le ralentissement de la croissance
  • La production de miellat sur les soies peut limiter la fécondation et engendrer l’avortement des grains.
  • Le ralentissement de la croissance.
  • Le jaunissement du cornet.
  • La déformation des feuilles.

Identification de Rhopalosiphum padi

  • Adulte: mesure entre 1 et 2 mm, de couleur vert très foncé et présente des taches rougeâtres sur le côté. Les antennes sont plus longues que la moitié de son corps. 
  • Larve: mesure entre 0,6 et 1,4 mm, de couleur verte avec un bout de l’abdomen rouille ou orange. 
  • Oeuf: ovale, il mesure entre 0,57 m: de long et 0,26 mm de large. Il est verts et devient noirs à l’approche de l’éclosion. 

Biologie de Rhopalosiphum padi en maïs

biologie du pathogène

  • Plantes hôtes : L’hôte primaire est le mérisier à grappes (Prunus padus). Les hôtes secondaires sont les céréales comme le maïs, le froment, l’orge, l’avoine.
  • Facteurs favorables au développement du puceron : La présence du merisier à grappes et des cultures hôtes favorise la survie et la multiplication des pucerons sur le maïs.
  • Cycle de vie : Le puceron hiverne sous forme d’oeufs pondus en automne sur le merisier à grappe. Au printemps, les oeufs éclosent et donnent naissance aux larves qui deviendront des adultes se reproduisant par  reproduire par parthénogenèse. Au mois de juin, les clones de ce puceron vont quitter le merisier à la recherche de plants de maïs ou d’autres graminées. A la fin du cycle du maïs (septembre-novembre), la population de pucerons augmente à la suite des conditions climatiques défavorables aux prédateurs (mycoses et insectes aphidiphages). Le puceron peut faire une douzaine de générations dans une saison culturale. 

Gestion intégrée de Rhopalosiphum padi en culture de maïs

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée ou integrated pest management (IPM) est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier des charges.

IPM

A. Mesures agronomiques préalables à la culture

  • Renforcement des organismes utiles :  Favoriser les bandes enherbées aux alentours du champ pour permettre le développement de prédateurs parasitoïdes ainsi que d’autres insectes comme les coccinelles, les syrphes et certaines espèces d’araignées permettent un contrôle des populations de pucerons au sein de la parcelle.

B. Avertissements

Le CIPF en partenariat avec le CARAH, le CPL Vegemar ainsi que  l’OPA Qualité de Ciney, émet des avertissements durant la saison culturale afin d’évaluer l’évolution des populations de pucerons. Il est utile de rester attentif à ces publications afin de bénéficier d’informations et de conseils hebdomadaires.

C.Traitements éventuels 

  • Un traitement sur la parcelle ne sera justifié que lorsque le seuil de nuisibilité est atteint, soit lorsque 5 % des plants portent des colonies développées.

La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement les sites du CIPF ainsi que Phytoweb  pour toute utilisation en Belgique.

En cas de traitement, il est conseillé de privilégier les biopesticides, les substances de base et les pesticides à faible risque. Pour tout usage de pesticide, il convient de lire attentivement l'étiquette et de respecter les conditions et conseils d'utilisation, afin de garantir l'efficacité du traitement et la préservation de l'environnement !

Pour aller plus loin | Sources

Le CIPF propose des documents relatifs à la gestion intégrée de ce ravageur. 

CIPF - Centre indépendant de promotion fourragère

Légende: 

: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)

 : Fréquence du symptôme

​Integrated pest management (Lutte intégrée)

 Niveau 1 : Mesure à appliquer obligatoirement.

 Niveau 2 : 70 % des mesures de niveau 2 doivent être appliquées au niveau de l'exploitation.