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Tordeuse de la grappe - Ver de la grappe - Cochylis de la vigne

Eupoecilia ambiguella

 

Description

  • Les chenilles de ce papillon sont plus souvent appelées « tordeuses » ou « vers de la grappe » dû au fait qu’elles s’attaquent directement aux grappes de raisins.
  • L’adulte fait environ 18 mm d’envergure tandis que la larve peut atteindre 1 cm de long.

 

Cycle de développement

  • La cochylis effectue sa diapause à l’état de chrysalide sous l’écorce des plants de vigne ou sur les échalas.
  • Au printemps, les papillons émergent, s’accouplent et les femelles pondent sur les boutons floraux.
  • Ces chenilles issues de la première génération se nourrissent de ces boutons floraux et les regroupent à l’aide de leurs soies formant des glomérules.
  • Cinq stades larvaires se succèdent avant la nymphe.
  • La deuxième génération de chenilles se nourrit de baies vertes et les femelles pondent leurs œufs sur ces dernières.
  • La troisième génération perfore les baies en cours de maturation et sont capables de détruire des grappes entières.
  • Trois générations de papillons se succèdent avant de donner des chrysalides diapausantes.
 

Dégâts

  • La première génération de chenilles peut détruire une partie des fleurs mais le rendement final du vignoble n’en est que peu affecté.
  • Ce sont les chenilles apparaissant plus tard dans la saison, se nourrissant des baies en les perforant qui causent le plus de dégâts. Ces blessures facilitent la colonisation de la grappe par des microorganismes opportunistes tels que Botrytis cinerea engendrant les dommages les plus importants.

 

Gestion intégrée de la tordeuse de la grappe en viticulture

Mesures préventives 

Favoriser le développement d’ennemis naturels

  • Favoriser l’enherbement naturel aux alentours du vignoble permettent le développement d’une faune de prédateurs tels que :
    • Trichogramma cacoeciae : parasitoïde des œufs
    • Campoplex capitator : parasite les chenilles
    • Dibrachys affinis, D. carvus : parasitoïdes des chenilles avant la nymphose
    • Les punaises Orius sp.
    • Les araignées de la famille des Salticidae
    • Les forficules (perce-oreille)

Observer les parcelles

  • Une surveillance et une quantification régulière des populations d’adultes à l’aide de pièges sexuels dès le début des vols permet d’évaluer les risques et aide à la prise de décision concernant les éventuels traitements.

Seuils de nuisibilité

Un traitement insecticide n’est justifiable qu’à partir de certains seuils :

  • Première génération : présence de glomérules sur 10 à 25 % des grappes
  • Deuxième génération : lorsque 1 à 10 % des grappes présentent un début d’attaque

Ou

  • 30 glomérules sur 100 grappes

Traitements éventuels

Installer des pièges à phéromones au sein du vignoble permet de contrôler les populations sans pour autant appliquer d’insecticide. Divers produits sont cependant disponibles et l’utilisation de sous-espèces de la bactérie Bacillus thurengiensis s’avère également efficace même si un traitement ne se justifie que très rarement.

Les applications de produits à base de B. thurengiensis se feront à l’éclosion des œufs car cette bactérie est active sur les jeunes larves de 1 à 2 jours.

La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement le site phytoweb.

Pour tout usage d’un pesticide, veillez à lire l’étiquette et à bien respecter les conditions et les conseils d’utilisation afin de garantir l’efficacité du traitement et la préservation de l’environnement !

Cahier des charges du Gouvernement wallon

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. Ils sont regroupés dans un cahier des charges présenté en annexes 1 et 2 de l’Arrêté Ministériel du 6 mars 2019 modifiant les annexes de l'Arrêté Ministériel du 26 janvier 2017 portant sur l'exécution de l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 10 novembre 2016 relatif à la lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Ce cahier des charges peut être consulté ici.

Dans ce cahier des charges, les huit grands principes qui doivent être respectés dans le cadre de la lutte intégrée sont déclinés en actions de 3 niveaux d’obligation.